Pourquoi le baptême d’eau n’est pas essentiel au salut
Points sur lesquels nous devrions nous accorder
Le salut n’a été acquis ni par l’eau ni par la foi. Notre salut est par grâce, au moyen du sang de Jésus versé sur la croix. La question est de savoir si nous choisissons de recevoir ce salut au moyen de
a) la foi
(la plupart des chrétiens attachés à la Bible, y compris certaines
Églises du Christ)
b) La foi plus une œuvre : le baptême
(certaines Églises du Christ)
c) La foi plus les œuvres en général
(catholiques, orthodoxes, certaines Églises du Christ)
d) Être quelqu’un de bien (le sang de Jésus était superflu)
(de nombreux protestants et catholiques libéraux)
Pourquoi cela est important
Une personne peut se tromper entre les deux premières positions et être néanmoins sauvée. Mais, à mes yeux, la question demeure importante, et cette position demeure contraire aux Écritures :
1. Elle revient à dire que Dieu manque parfois à sa promesse
2. Le salut : Dieu, plus notre réponse, plus un tiers
3. Existe-t-il un coin de l’enfer réservé à certains croyants obéissants ?
En revanche, de nombreux membres des Églises du Christ affirment que, si une personne a subi le martyre pour sa foi, et même si elle avait d’abord été baptisée par immersion, mais que ce baptême n’avait pas été reçu expressément pour la rémission des péchés, elle est morte pour sa foi en pure perte, puisqu’elle se trouve en enfer.
Et qu’en est-il d’un membre des Églises du Christ qui aurait cru, mais qui aurait péri dans un accident de voiture en se rendant à son baptême ?
Thèse
Nulle part la Bible ne prononce ces mots : « Nul ne peut être sauvé sans le baptême d’eau »
Certes, certaines vérités bibliques sont sous-entendues plutôt qu’énoncées directement.
Mais des vérités prétendument sous-entendues qui contredisent des vérités expressément énoncées dans la Bible sont des faussetés.
Plan : cinq points
Par la foi (Jn 3:16,18,36 ; Jn 5:24; 6:29,35,40 ; Rm 10:9-13 ; 1 Co 1:14,17a etc.)
La réponse du croyant (Mc 16:16 ; Jn 3:3-6 ; Ac 2:38; 22:16 ; 1 P 3:20-21 etc.)
Comprendre le salut (Ép 2:8-10)
Le brigand sur la croix (Lc 23:40-43)
Le Saint-Esprit et Corneille (Ac 10:43-48)
C’est par la foi que nous sommes sauvés
Certains versets enseignent que la croyance, ou la foi, conduit au salut, sans mentionner le baptême. D’autres énoncent explicitement la promesse selon laquelle tous ceux qui croient, ou qui ont la foi… sont sauvés (Jean 3:16,18, etc.)
Nous devrions tous croire aux promesses de Dieu.
Mais qu’est-ce que la croyance véritable, la foi salvatrice ?
La croyance véritable, ou foi salvatrice
La foi salvatrice ne consiste pas à croire au sujet de quelqu’un, mais à se confier en lui
Les démons eux-mêmes croient – et ils tremblent (Jc 2:19)
La « grâce à bon marché », simple adhésion à des faits qui ne débouche pas sur une vie transformée, est morte (Jc 2:20-24)
Croire véritablement, c’est remettre notre vie entre les mains de Dieu
AT : Ps 4:5 ; 9:10 ; 13:5 ; 20:7 ; 22:4,9 ; 25:2 ; Pr 3:5 ; És 8:17
NT : Rm 4:5 ; 9:33; 10:11 ; 1 P 2:6
He 2:13 (cite 2 S 22:3)
Illustration de Blondin sur une corde raide au-dessus des chutes du Niagara
Les croyants de l’Ancien Testament, avec la connaissance qui était la leur, ont été sauvés en se confiant par anticipation dans le même Sauveur que le nôtre, tandis que nous, avec la connaissance qui est la nôtre, nous nous confions rétrospectivement dans l’œuvre achevée du Christ.
Alors que Blondin s’apprêtait à traverser les chutes du Niagara sur une corde raide en poussant une brouette, un homme lui déclara qu’il croyait qu’il en était capable. Blondin lui demanda s’il le croyait vraiment. L’homme ayant répondu par l’affirmative, Blondin lui dit de monter dans la brouette. La foi véritable ne consiste pas à se tenir sur le bord en disant « je crois » ; la foi salvatrice en Christ consiste à accepter de monter dans la brouette.
La croyance véritable en Jésus comme Seigneur
La croyance véritable en Jésus comme Seigneur implique la repentance, l’invocation de Dieu et l’engagement à obéir, y compris, j’ajouterais, la pratique de la sainte Cène et du baptême.
Mais supposons qu’une personne n’ait pu accomplir le baptême ou quelque autre acte d’obéissance : Dieu connaît nos intentions.
Le rôle des œuvres dans le salut
Éphésiens 2:8-9 comme Jacques 2 montrent que les œuvres jouent un rôle important dans notre salut : elles en sont le fruit, et non la cause. Les œuvres sont comparables aux battements du cœur. On peut faire battre le cœur d’un mort au moyen d’électrodes, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il soit vivant. Mais si l’on me dit qu’une personne est vivante alors que son cœur ne bat pas, j’émets des doutes.
Le baptême est l’œuvre d’un croyant déjà sauvé, non celle d’un homme perdu.
Mais si quelqu’un affirme que les œuvres contribuent à nous faire obtenir le salut, il nie Éphésiens 2:8.
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Deux fois plus de versets mettent l’accent sur la foi sans le baptême |
Versets mentionnant le baptême d’eau |
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Jn 3:16,18,36 (quiconque) |
Jn 1:11-12 (l’ont reçu) |
Mc 16:16 (croira et sera baptisé) |
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Jn 5:24 |
Jn 2:11b, 23b (la foi seule) |
Jn 3:4-6 (né d’eau et d’Esprit) |
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Ac 10:43-48 |
Jn 6:29,35,40,47 |
Ac 2:37-38 (pour la rémission des péchés) |
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Rm 4:1-6 ; 5:1 |
Jn 7:38,39; |
Ac 22:16 (lave tes péchés) |
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Rm 9:33 (la foi seule) |
Jn 8:30-32 |
Rm 6:3-5 (bapt.… en sa mort) |
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Rm 10:9-13 |
Jn 11:25-26 (croit) |
1 Co 6:11 (lavés… par l’Esprit) |
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Jl 2:32a + Ac 2:21 + Rm 10:13 |
Jn 12:46 (croit) |
Ga 3:26-27 (baptisés… revêtus) |
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1 Co 1:14,17 |
Jn 16:9 (ne croient pas) |
Ép 5:26 ; Tt 3:5 (purification) |
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Ép 2:8-10 |
Jn 17:20 (la foi seule) |
Col 2:11-13 ; He 10:22 |
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Ga 3:22b (la foi seule) |
Rm 10:9-10 (si quelqu’un…) |
1 P 3:20b-21 |
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He 4:2 (la foi seule) |
1 Jn 5:1,10-13 |
1 Co 1:12-13 (Paul et les divisions) |
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Autres versets mentionnant la foi sans le baptême : Jn 4:39a,41 ; 9:35 ; 10:42 ; 11:25,45,48 ; 12:11, 31,42,44 ; 14:1,12 ; 20:31 ; Ac 14:23 ; 20:21 ; Rm 15:13 ; Ph 1:29 ; Tt 3:8 |
Autres versets mentionnant le baptême : Mt 28:19 ; Ac 1:22; 2:41; 8:13,16, 37-39 ; 1 Co 10:2 |
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Jean 3:16,18
Jn 3:16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. (KJV)
Notons qu’il ne s’agit pas simplement d’un verset qui mentionne la foi sans le baptême. Il affirme que quiconque croit est sauvé, sans le baptême.
Jean 3:18
Jn 3:18 Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. » (KJV)
Lorsque vous avez cru au Christ, étiez-vous condamné ou non condamné à cet instant précis ?
Jean 3:36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (KJV)
Jean 5:24 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » (KJV)
Ac 10:43 (KJV) « Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom la rémission des péchés. »
Ces paroles furent adressées à Corneille avant son baptême.
Rm 10:9-13 (voir aussi Jl 2:32a ; Ac 2:21) (KJV)
« Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. (10) Car c’est en croyant du cœur que l’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche que l’on parvient au salut. (11) Selon ce que dit l’Écriture : Quiconque croit en lui ne sera point confus. (12) Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. (13) Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. »
1 Co 1:14; 17a (KJV)
1 Co 1:14 « Je [Paul] rends grâces à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispus et Gaïus »
1 Co 1:17a « Ce n’est pas pour baptiser que Christ m’a envoyé, c’est pour annoncer l’Évangile : »
Jn 6:28-29,35,40 (KJV)
Jn 6:28-29 « Ils lui dirent : Que devons-nous faire pour accomplir les œuvres de Dieu ? (29) Jésus leur répondit : L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
Jn 6:35 « Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »
Jn 6:40 « Et voici la volonté de celui qui m’a envoyé : que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. »
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Deux fois plus de versets mettent l’accent sur la foi sans le baptême |
Versets mentionnant le baptême d’eau |
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Jn 3:16,18,36 (quiconque) |
Jn 1:11-12 (l’ont reçu) |
Mc 16:16 (croira et sera baptisé) |
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Jn 5:24 |
Jn 2:11b, 23b (la foi seule) |
Jn 3:4-6 (né d’eau et d’Esprit) |
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Ac 10:43-48 |
Jn 6:29,35,40,47 |
Ac 2:37-38 (pour la rémission des péchés) |
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Rm 4:1-6 ; 5:1 |
Jn 7:38,39; |
Ac 22:16 (lave tes péchés) |
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Rm 9:33 (la foi seule) |
Jn 8:30-32 |
Rm 6:3-5 (bapt.… en sa mort) |
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Rm 10:9-13 |
Jn 11:25-26 (croit) |
1 Co 6:11 (lavés… par l’Esprit) |
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Jl 2:32a + Ac 2:21 + Rm 10:13 |
Jn 12:46 (croit) |
Ga 3:26-27 (baptisés… revêtus) |
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1 Co 1:14,17 |
Jn 16:9 (ne croient pas) |
Ép 5:26 ; Tt 3:5 (purification) |
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Ép 2:8-10 |
Jn 17:20 (la foi seule) |
Col 2:11-13 ; He 10:22 |
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Ga 3:22b (la foi seule) |
Rm 10:9-10 (si quelqu’un…) |
1 P 3:20b-21 |
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He 4:2 (la foi seule) |
1 Jn 5:1,10-13 |
1 Co 1:12-13 (Paul et les divisions) |
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Autres versets mentionnant la foi sans le baptême : Jn 4:39a,41 ; 9:35 ; 10:42 ; 11:25,45,48 ; 12:11, 31,42,44 ; 14:1,12 ; 20:31 ; Ac 14:23 ; 20:21 ; Rm 15:13 ; Ph 1:29 ; Tt 3:8 |
Autres versets mentionnant le baptême : Mt 28:19 ; Ac 1:22; 2:41; 8:13,16, 37-39 ; 1 Co 10:2 |
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Résumé de la première section
Si certains versets se contentent de mentionner la foi sans le baptême, beaucoup d’autres affirment que tous ceux qui croient, indépendamment du baptême, seront sauvés.
Nous les appellerons les versets du « quiconque ».
La foi salvatrice est une foi vivante, disposée à se repentir, à confesser Dieu et à obéir. Certes, recevoir le baptême d’eau fait partie de l’obéissance. Mais si une personne meurt avant d’avoir pu être baptisée, Dieu regarde à notre cœur.
La réponse du croyant
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Versets sur le baptême d’eau |
Résumé de la réponse |
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Mc 16:16 toutefois Jn 3:36 |
La foi conduit au baptême ; seule l’incrédulité condamne |
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Jn 3:4-6 toutefois Jn 3:16,18 |
Paroles adressées à Nicodème avant la résurrection |
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Ac 2:37-38 toutefois 10:43 |
Eis peut signifier « en raison de » ou « en », comme en Ac 10:43 |
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Ac 22:16 toutefois 22:13 |
Il n’est jamais dit que « frère » Saul n’était pas déjà sauvé |
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Rm 6:3-5 toutefois 10:9-11 |
Aucune mention des non-baptisés pieux, tel le brigand |
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1 Co 6:11 toutefois Rm 8:11 ; Ép 1:13-14a |
Ici, la purification est opérée par l’Esprit, non par l’eau. Si l’Esprit habite un croyant du NT, son sceau en est la garantie. |
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Ga 3:26-27 toutefois 2 Co 5:4-5 |
L’uniforme du soldat est l’emblème de son identité. À tous ceux qui ont l’Esprit est garanti le vêtement à venir. |
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Ép 5:26 ; Tt 3:5 |
Baptême du Saint-Esprit, comme en Ac 1:5 + 2:4 |
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Col 2:11-13 toutefois Rm 2:29 ; Ac 15:1-21 |
Symbole de l’ensevelissement avec Christ. La Bible n’a jamais dit que l’on ne peut être sauvé sans le baptême d’eau |
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He 10:22 toutefois 1 P 3:21 |
Le corps lavé est un emblème visible, mais 1 P 3:21a précise qu’il ne sauve pas. |
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1 P 3:20b-21 toutefois 2:6b |
Noé et Abraham étaient déjà des saints obéissants auparavant. |
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1 Co 1:12-13 toutefois 1:14-17 |
Le baptême n’est pas vital, puisque Paul n’a PAS été envoyé pour baptiser. |
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Autres : Mt 28:19 ; Ac 1:22 ; 2:41 ; 8:13,16, 37-39 – ne disent pas que c’est pour le salut |
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La réponse du croyant
La foi au Seigneur Jésus implique un engagement d’obéissance. Mais cela n’implique NULLEMENT que Dieu envoie en enfer un croyant obéissant qui se trouve dans l’impossibilité d’accomplir quelque chose !
S’il n’existe aucune autre voie que Christ (Jn 14:6b ; Ac 4:12), la Bible ne dit jamais que l’on est condamné faute de baptême.
Si ces passages montrent que le baptême est une réponse importante du croyant, aucun verset ne revient sur la promesse que Dieu adresse à tous ceux qui croient !
Mc 16:16 « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. »
Toutefois Jean 3:36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (NKJV)
Marc 16:16 ne dit pas expressément que tous ceux qui croient sans être baptisés vont en enfer. S’il le disait, il contredirait Jean 3:36 et les autres versets du « quiconque ».
Voici l’illustration de « la monnaie d’un dollar et de la bouteille d’eau ».
Si ma fille, dans la cuisine, me demande la monnaie d’un dollar et que je lui réponds : donne-moi un dollar et une bouteille d’eau, et je te rendrai la monnaie. Si ma fille me donne les deux, je lui rends la monnaie. Si elle ne me donne pas de dollar, point de monnaie. Mais que se passe-t-il si ma fille me donne un dollar sans la bouteille d’eau ? Cela dépend. Si elle me dit : j’ai cherché, mais je n’ai pas trouvé de bouteille d’eau, je lui rendrai tout de même la monnaie. En revanche, si elle me répond de façon irrespectueuse et refuse de me donner une bouteille d’eau qu’elle est en mesure de me procurer, alors point de monnaie.
Un contre-exemple issu des Églises du Christ a été formulé ainsi : « si vous mangez et digérez votre nourriture, vous vivrez ; si vous ne mangez pas, vous mourrez ». La digestion est sous-entendue. Toutefois, appliquer à Marc 16:16 cet exemple d’une fonction corporelle involontaire, alors qu’il s’agit d’un commandement de Dieu auquel nous devons obéir volontairement, contredit la Parole de Dieu, qui promet le salut à tous ceux qui croient véritablement, notamment dans les passages suivants : Jean 3:16,18,36 ; Jean 5:24 ; 6:47 ; 11:25-26 ; Actes 10:43-48 ; Romains 9:33 ; Joël 2:32a + Actes 2:21 + Romains 10:9-10 ; 10:13 ; 1 Jean 5:1,10-13
Jean 3:4-6 « Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? (5) Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. (6) Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. » (KJV)
Jn 3:16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (KJV)
Jn 3:18a « Celui qui croit en lui n’est point condamné » (KJV)
Une raison pour laquelle Jean 3:4-6 ne signifie pas que tous ceux qui ne sont pas baptisés vont en enfer, c’est que cela contredirait Jean 3:16 et 18a, ainsi que les autres versets du « quiconque ». Une seconde raison est que Jésus a prononcé Jean 3:4-6 avant la résurrection.
Jn 3:46 : paroles prononcées avant la résurrection
a) Si le baptême était essentiel avant la résurrection : le problème du brigand sur la croix, en Lc 23:43
b) Si le baptême n’était pas essentiel, alors, puisque Jésus s’est adressé à Nicodème avant sa résurrection, Jean 3:5 ne saurait enseigner qu’aucune personne non baptisée ne peut être sauvée.
Mais dans l’hypothèse b), notons que les croyants devaient être baptisés, selon Jn 4:2
Le baptême d’eau : inconnu de l’AT, commandement dans le Nouveau ; jamais il ne fut une simple suggestion !
Ac 2:37-38 toutefois Ac 10:43
Ac 2:37-38 « Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ? (38) Pierre leur dit : [vous tous] Repentez-vous, et que [chacun] soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour [eis] le pardon / la rémission [aphesin] de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » (NIV/NKJV)
Toutefois Ac 10:43 « Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom la rémission, ou le pardon, des péchés. » (NKJV/NIV)
Toutefois, Ac 2:21 (Jl 2:32a ; Rm 10:13)
« Alors il arrivera que quiconque invoquera le nom du SEIGNEUR sera sauvé » (NKJV)
Ainsi, juste avant Actes 2:36, Pierre nous a indiqué le critère de la réception du salut : Actes 2:21.
Une seconde raison pour laquelle Actes 2:37-38 n’enseigne pas que tous ceux qui ne sont pas baptisés vont en enfer, c’est que cela contredirait les autres versets du « quiconque ».
Pardon / rémission [Aphesin] : un seul et même mot grec
Le mot « pardon » et le mot « rémission » traduisent le même terme grec : aphesin (Strong’s 859)
Le même mot grec est rendu par :
Rémission (KJV/NKJV) Mt 26:28 ; Mc 1:4 ; Lc 1:77 ; 3:3 ; 24:47 ; He 9:22 ; 10:18
Pardon (KJV/NKJV), Mc 3:29 ; Ac 5:31 ; 13:38 ; 26:18 ; Ép 1:7 ; Col 1:14
La NIV emploie « forgiveness / forgiven » dans tous ces versets
Les nombreux sens de Eis (Strong’s 1519)
Eis signifie « afin de produire » (regard tourné vers l’avant)
Lc 5:14 : Jésus dit au lépreux purifié de se montrer aux sacrificateurs, selon ce que Moïse a prescrit, eis un témoignage pour eux.
Eis signifie « en raison de » (regard tourné vers l’arrière)
Mt 3:11 « Jean baptisait eis la repentance. » Si eis ne pouvait signifier qu’« afin de produire la rémission des péchés » en Actes 2:38, alors eis impliquerait de baptiser afin de produire la repentance en Mt 12:41 : [les Ninivites] « se repentirent eis la prédication de Jonas »
Eis signifie « vers »
Jn 4:5 « Il [Jésus] vient eis une ville de Samarie »
Jn 11:31 « Elle va eis le sépulcre »
És 13:14 (Septante) « chacun retournera vers son peuple ». Cela signifie « [retourner] vers », mais le regard est tourné vers l’arrière, et non vers l’avant. Ces gens ne devenaient pas alors son peuple : ils l’étaient déjà.
Eis signifie « au sujet de » ou « à propos de »
Ac 2:25 : David parle eis de lui
La cause, l’effet et Eis
Si eis ne pouvait signifier que « a produit »
Les Ninivites auraient-ils « produit » la prédication de Jonas ? Mt 12:41
Marie irait-elle « produire » le sépulcre ? Jn 11:31
Par un seul homme, le péché aurait-il « produit » le monde ? Rm 5:12)
Jean-Baptiste administrait lui aussi un baptême de repentance en vue du pardon des péchés. Ainsi, si cette structure grammaticale ne pouvait signifier que ce qu’affirment les membres des Églises du Christ, alors les personnes baptisées par Jean auraient déjà obtenu la rémission de leurs péchés indépendamment de Jésus et de sa mort sur la croix. La plupart des chrétiens diraient que le baptême est le symbole de la confiance qu’ils placent en Dieu pour leur salut, et non que l’eau les sauve par elle-même. (Et d’ailleurs, qu’en est-il du brigand sur la croix ?) (Lc 3:3)
On ne saurait fonder une doctrine sur une ambiguïté grammaticale !
Le regard vers l’arrière avec eis
Les membres des Églises du Christ affirment qu’eis ne regarde jamais vers l’arrière. Pourtant, outre Mt 3:11 et 12:41, ce terme regarde vers l’arrière (aussi bien que vers l’avant) dans la Septante de l’Ancien Testament. Il regarde vers l’arrière en
Ml 2:2 Un seul Dieu (eis) ne vous a-t-il pas créés ?
Ml 2:11 [Juda] est allé (eis) après d’autres dieux.
Ac 22:16 toutefois Ac 22:13a
Ac 22:16 [Ananias dit à Paul] « Et maintenant, que tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant son nom. » (NIV)
Ac 22:13a « Il se tint près de moi et me dit : Saul, mon frère, recouvre la vue !… » (NIV)
Saul, ou Paul, était déjà un compagnon dans la foi en Actes 22:13. 1) Le texte ne dit pas que le baptême l’a sauvé ; 2) si c’était l’eau qui lavait les péchés, cela irait à l’encontre de 1 Pierre 3:21.
Une raison pour laquelle Actes 22:16 ne signifie pas que les croyants non baptisés vont en enfer, c’est que cela contredirait les versets du « quiconque ».
Précisions sur le terme « frère »
Certes, le mot « frères » désignait des compatriotes juifs en Rm 9:3 ; Ac 3:17 ; 13:26 ; 22:1,2 ; 23:1,5. Toutefois :
Nous n’avons aucune preuve qu’Ananias fût juif
Ananias et Paul étaient unis par un lien plus étroit que la judéité : avant même le baptême de Paul, tous deux étaient de véritables croyants.
Tous les véritables croyants sont nos frères. Le baptême n’est qu’un acte accompli par un frère ou une sœur dans la foi. La question essentielle est ici la suivante : un véritable « frère », tel le brigand sur la croix, ou Corneille avant son baptême, peut-il se trouver en enfer s’il meurt avant d’avoir accompli l’« œuvre » du baptême d’eau ?
Alexander Campbell Christian Messenger, 1831, p. 19 et 21
« Mon opinion est que l’immersion est le seul baptême. Mais dois-je pour autant ériger mon opinion en condition de la communion chrétienne ? Si j’agis ainsi en ce cas, où m’arrêterai-je de faire de mes opinions des conditions de communion ? Je l’avoue, je n’en vois pas la fin… Continuons de reconnaître pour frères tous ceux qui croient au Seigneur Jésus et qui lui obéissent humblement et sincèrement, autant qu’ils connaissent sa volonté et leur devoir. »
Rm 6:3-5 toutefois Rm 10:9-13
Rm 6:3-5 « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? (4) Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. (5) En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection. » (KJV)
Si Romains 6 se rapporte bien au baptême d’eau, et non au seul baptême de l’Esprit, ce passage ne dit jamais que l’on ne peut être sauvé sans être baptisé. Il donne plutôt la signification du baptême : notre identification à la mort et à la résurrection du Christ.
Toutefois, Rm 10:9-13
Rm 10:9-13 « si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. (10) Car c’est en croyant du cœur que l’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche que l’on parvient au salut. (11) Selon ce que dit l’Écriture : Quiconque croit en lui ne sera point confus. (12) Il n’y a aucune distinction entre le Juif et le Grec, car tous ont le même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. (13) Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » (NKJV)
1 Co 6:11 toutefois Rm 8:11 ; Ép 1:13-14a
1 Co 6:11 « Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns d’entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu. » (NIV)
Ici, la purification est opérée par l’Esprit, non par l’eau.
Le baptême du Saint-Esprit figure en Mt 3:11b ; Mc 1:8 ; Lc 3:16b ; Ac 1:5 + 2:4 ; 8:16-17 ; 19:2-7 ; 1 Co 12:13
Toutefois, Rm 8:11 ; Ép 1:13-14a
Rm 8:11 « Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. » (NKJV)
Ép 1:13-14a « En lui, vous aussi vous avez mis votre confiance, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut ; en lui, ayant cru, vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis, (14) lequel est le gage de notre héritage… » (NKJV)
Ga 3:26-27 toutefois 2 Co 5:4-5
Ga 3:26-27 « Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ. (27) Car vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. » (uNASB)
Le mot grec enduo « revêtir / se vêtir » (Strong’s 1746) : « au sens de se glisser dans un vêtement ; vêtir de vêtements (au propre ou au figuré) : parer, vêtir (de), revêtir, avoir (mettre) sur soi. »
De même que le soldat porte un uniforme, être revêtu de Christ constitue l’emblème extérieur d’un changement intérieur et d’une identité nouvelle.
Toutefois, 2 Co 5:4-5
Toutefois 2 Co 5:4-5 « Car, tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, non que nous voulions être dépouillés, mais nous voulons être revêtus, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Or, celui qui nous a formés pour cela même, c’est Dieu, qui nous a aussi donné les arrhes de l’Esprit. » (NKJV)
Même nous, nous ne sommes pas pleinement revêtus durant cette vie ; mais, dans le Nouveau Testament, à ceux qui ont l’Esprit il est garanti qu’ils le seront pleinement.
Ép 5:26 et Tite 3:5 toutefois Ac 1:5 + 2:4
Ép 5:26 « afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d’eau, au moyen de la parole, » (NIV)
Tite 3:5 « il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde. Il nous a sauvés par le bain de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur » (NIV)
Il s’agit du baptême (bain) du Saint-Esprit, annoncé en Actes 1:5 et accompli en Actes 2:4
Alexander Campbell Design by Baptism p. 262 (1re partie)
« C’est en ce sens que nous devons entendre ce que dit Paul, à savoir que Christ sanctifie et purifie l’Église “par le bain d’eau, au moyen de la parole”, Ép 5:26, et, en un autre endroit, que “selon sa miséricorde il nous a sauvés par le bain de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit”, Tite 3:5, ainsi que ce que dit Pierre, que “le baptême nous sauve”, 1 P 3:21. Car l’intention de Paul n’est pas de signifier que notre ablution et notre salut s’accomplissent par l’eau, ni que l’eau contienne en elle-même la vertu de purifier, de régénérer et de renouveler ; Pierre n’a pas davantage voulu dire qu’elle fût la cause du salut, mais seulement que la connaissance et l’assurance en sont reçues dans ce sacrement : ce qui ressort suffisamment des termes dont ils se sont servis. »
Alexander Campbell Design by Baptism p. 262 (2e partie)
« Car Paul unit ensemble la “parole de vie” et le “baptême d’eau”, comme s’il avait dit : notre ablution et notre sanctification nous sont annoncées par l’Évangile, et le baptême vient confirmer ce message. Et Pierre, après avoir dit que le baptême nous sauve, ajoute aussitôt qu’il n’est pas “la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu”, lequel procède de la foi. Au contraire, le baptême ne nous promet d’autre purification que celle qui vient de l’aspersion du sang de Christ, laquelle est emblématiquement représentée par l’eau, en raison de sa ressemblance avec l’action de laver et de nettoyer. »
Col 2:11-13 toutefois Rm 2:29 ; Ac 15:1-21
Col 2:11-13 « En lui aussi vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’est pas faite de main d’homme, mais de la circoncision de Christ, laquelle consiste dans le dépouillement du corps des péchés de la chair : (12) ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. (13) Et vous, qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en vous faisant grâce de toutes vos offenses. » (KJV)
Toutefois, Rm 2:29
Rm 2:25-28 affirme que la circoncision est utile si l’on observe la loi, mais non pour ceux qui la transgressent. Même les incirconcis qui observaient la loi seront regardés comme circoncis.
Rm 2:29 « Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre ; la louange de ce Juif vient non des hommes, mais de Dieu. » (KJV)
Toutefois, Ac 15:1-12
Certains hommes enseignaient [faussement] que, si l’on n’est pas circoncis, on ne peut être sauvé. Les apôtres AURAIENT PU répondre : « Non plus la circoncision, mais désormais le baptême. » Pierre déclara au contraire : « Non ! Nous croyons que c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, de la même manière qu’eux. »
Ils prescrivirent donc aux croyants issus des nations de s’abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, de l’impudicité et du sang, mais ils « manquèrent l’occasion » de dire que le baptême était exigé.
He 10:22 toutefois 1 P 3:21
He 10:22 « approchons-nous de Dieu avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’une eau pure. » (NIV)
Toutefois, 1 P 3:21a (NIV) « cette eau est la figure du baptême qui vous sauve aujourd’hui – non pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu… »
1 P 3:21a (KJV) « Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant nous sauve. »
Le corps lavé d’une eau pure est l’emblème visible de nos cœurs transformés. 1 Pierre 3:21 précise que ce n’est pas l’eau qui nous sauve, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu.
1 P 3:20b-21 toutefois 1 P 2:6b
P 3:20b-21 « du temps de Noé, quand se construisait l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire huit, furent sauvées à travers l’eau. (21) Cette eau était une figure du baptême, qui lui aussi nous sauve maintenant (non pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu), par la résurrection de Jésus-Christ : » (KJV)
Remarque : la formule « by water » de la KJV est inexacte ; le grec porte « à travers l’eau (di udatos) », selon (NKJV, NIV, uNASB, la traduction littérale de Green, NRSV)
Toutefois 1 P 2:6b « celui qui croit en lui ne sera nullement confus. » (NKJV)
Réponse à 1 P 3:20b-21
Noé comme Abraham étaient des serviteurs obéissants de Dieu avant le déluge et avant l’épreuve d’Isaac.
1 Pierre 3:21 dit que ce n’est PAS l’eau, mais l’engagement d’une bonne conscience devant Dieu.
Le texte ne vise pas ceux qui ont pris cet engagement sans avoir pu être baptisés.
La Bible emploie aussi le verbe « sauver » au quatrième temps (celui de la mise en œuvre de notre salut). Le baptême ne sauve donc qu’au sens continu où nous pouvons détourner autrui du péché (Jacques 5:20), nous sauver nous-mêmes (Actes 2:40) et sauver les autres (1 Co 7:16 ; 9:22 ; 1 Tm 4:16)
Alexander Campbell Millennial Harbinger, 1837, p. 411-412 (1re partie)
« Mais qui est chrétien ? Je réponds : quiconque croit dans son cœur que Jésus de Nazareth est le Messie, le Fils de Dieu ; se repent de ses péchés et lui obéit en toutes choses, selon la mesure de connaissance qu’il a de sa volonté… Je ne saurais ériger un devoir particulier en critère de l’état ou du caractère chrétien, pas même l’immersion au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et [je ne saurais] regarder en mon cœur tous ceux qui ont été aspergés dans leur enfance, sans leur propre connaissance ni leur consentement, comme étrangers au Christ et à l’espérance bien fondée du ciel. »
Alexander Campbell Millennial Harbinger, 1837, p. 411-412 (2e partie)
« Si je trouvais un pédobaptiste [une personne baptisée en bas âge] plus instruit dans les Écritures chrétiennes, plus spirituel et plus dévoué au Seigneur qu’un baptiste, ou qu’une personne immergée sur profession de la foi ancienne, je n’hésiterais pas un instant à donner la préférence de mon cœur à celui qui aime le plus. Si j’agissais autrement, je serais un pur sectaire, un pharisien parmi les chrétiens. »
Il est faux de prétendre que les Églises du Christ l’ont toujours enseigné
Ainsi, la littérature des Églises du Christ a tort d’affirmer que les Églises du Christ ont toujours cru qu’une personne non immergée pour ses péchés est destinée à l’enfer.
L’un des fondateurs, Alexander Campbell, a déclaré qu’un pédobaptiste pouvait être sauvé
Alexander Campbell n’a jamais été immergé pour la rémission des péchés
Personne, dans l’Église, avant cette époque, n’a dit que la foi sans le baptême conduisait quelqu’un en enfer
En revanche, Ambroise, Augustin et d’autres ont bel et bien enseigné que les nourrissons baptisés vont au ciel et que les nourrissons non baptisés vont en enfer.
Comprendre le salut en Ép 2:8-10
Ép 2:8-10 « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. (9) Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. (10) Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. » (NKJV)

Contre-argument 1 : Naaman le Syrien
En 2 R 5:10-15, Naaman ne fut purifié de sa lèpre qu’après s’être lavé dans le Jourdain.
a) Cet acte de foi visait la purification de la lèpre, et non le salut.
b) Peu importe le fleuve ou l’eau du baptême que l’on emploie. Mais il devait s’agir ici précisément du Jourdain, afin de faire comprendre quelque chose à Naaman.
c) Le baptême d’eau n’existait pas dans l’Ancien Testament.
d) Enfin, si l’on tentait d’y voir une allusion au baptême, il faudrait relever que Naaman n’acquit la certitude qu’il n’existe pas d’autre Dieu que le Dieu d’Israël qu’APRÈS s’être lavé dans le Jourdain, en 2 Rois 5:15.
Contre-argument 2 : les murailles de Jéricho
Par sa grâce, Dieu a livré Jéricho aux Israélites sans qu’ils aient eu à le mériter par leur travail (Jos 6:2)
Il leur fallut néanmoins faire le tour de la ville pendant sept jours, treize fois en tout, avant qu’elle ne tombe.
Réponse au contre-argument 2
Ce n’est pas leur marche qui fit tomber les murailles : c’est Dieu qui agit surnaturellement. Accomplir des œuvres par obéissance NOUS vaut bien des bénédictions, mais il ne s’agissait pas ici de leur salut : il s’agissait de la conquête des forteresses dans leur vie de croyants. Ce serait une caricature de notre position que de prétendre que nous sommes opposés aux œuvres, ou que les œuvres n’ont rien à voir avec la vie d’une personne sauvée. Les œuvres sont le fruit du salut, non sa cause.
Le brigand sur la croix, en Luc 23:40-43
Le baptême était tout autant « pour » la rémission des péchés avant la résurrection de Jésus qu’après. (Mc 1:4 ; Lc 1:77 ; Lc 3:3b, formulation identique à celle d’Actes 2:38)
Rejeter le baptême de Jean, c’était rejeter le dessein de Dieu à leur égard (Lc 7:30)
Les disciples baptisaient eux aussi (Jn 3:26 ; 4:2)
Jésus a tenu en haute estime au moins une conversion survenue au seuil de la mort !
Aucune possibilité de baptême d’eau, et pourtant nul rejet de sa part.
Une réponse : Dieu est compréhensif
Les martyrs : Potamienne et le soldat Basilide
Vers 202 apr. J.-C., alors que la chrétienne Potamienne était conduite au martyre dans l’arène, le soldat Basilide eut la bonté d’empêcher la populace de l’importuner. Elle lui dit qu’elle parlerait de sa bonté à Dieu et qu’il en recevrait la récompense. Trois jours après sa mort, il fit un rêve à son sujet. Par la suite, comme on lui demandait de prêter serment, il répondit qu’il ne le pouvait pas, étant chrétien. On crut d’abord qu’il plaisantait, puis on le jeta en prison ; il subit lui aussi le martyre. Histoire ecclésiastique d’Eusèbe (323-326 apr. J.-C.), livre 6, chap. 5, p. 253)
Une telle personne irait-elle donc en enfer, elle qui s’était véritablement confiée en Christ et qui a subi le martyre pour lui ?
Précisions sur Basilide
Par souci d’équité envers la partie adverse, je dois mentionner un autre élément. Des frères de l’Église rencontrèrent Basilide en prison et, après s’être entretenus avec lui, lui donnèrent « le sceau du Seigneur ». Il n’est pas certain qu’il s’agisse du baptême, mais c’est probable. Cela dit, les geôliers païens n’auraient jamais laissé un prisonnier sortir de prison pour se faire baptiser. Comment aurait-il donc pu être baptisé ?
L’Église primitive : l’immersion lorsque cela était possible
Didache (vers 125 apr. J.-C.), chap. 7, p. 379 « baptisez au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, dans une eau vive. Si tu n’as pas d’eau vive, baptise dans une autre eau ; et si tu ne peux le faire dans l’eau froide, fais-le dans l’eau chaude. Si tu n’as ni l’une ni l’autre, répands trois fois de l’eau sur la tête, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »
Les erreurs de l’Église primitive
Mais l’Église primitive a commis, elle aussi, des erreurs.
Vers 210 apr. J.-C., l’Église primitive en vint à considérer qu’avant le baptême il fallait suivre un long catéchuménat de deux années. Qu’advenait-il de celui qui venait au Christ et subissait le martyre avant d’avoir achevé ce long enseignement ?
Ainsi, selon cette doctrine des Églises du Christ, tous les martyrs chrétiens, y compris Basilide, mis à mort avant d’avoir été immergés dans l’eau, se trouveront en enfer, occupés, je suppose, à étudier le grec pour l’éternité. Peut-être auront-ils toutefois le brigand sur la croix pour professeur.
Le Saint-Esprit et Corneille, en Actes 10:43-48
Ils ont reçu le Saint-Esprit avant le baptême d’eau
Il en va de même pour nous (Jean 14:16-17,23)
Dans le Nouveau Testament, tous ceux qui ont le Saint-Esprit sont en Christ. (1 Jean 4:13 ; Rm 8:9-11,14,16a)
Rm 8:14 « car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » (uNASB)
Rm 8:16-17a « L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. (17) Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ. » (uNASB)
Corneille à la lumière de 1 Jean 4:13
1 Jn 4:13 « Nous connaissons que nous demeurons en lui, et qu’il demeure en nous, en ce qu’il nous a donné de son Esprit. » (KJV, NKJV, uNASB)
Corneille à la lumière de Rm 8:9-11
Rm 8:9-11 « Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. (10) Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. (11) Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par [au moyen de] son Esprit qui habite en vous. » (KJV)
(le grec dia signifie « au moyen de », comme dans NKJV, NIV, uNASB et Green)
Résumé
Par la foi (Jn 3:16,18,36 ; Jn 5:24 ; 6:29,35,40 ; Rm 10:9-13 ; 1 Co 1:14,17a etc.)
La réponse du croyant (Mc 16:16 ; Jn 3:3-6 ; Ac 2:38 ; 22:16 ; 1 P 3:20-21 etc.)
Comprendre le salut (Ép 2:8-10)
Le brigand sur la croix (Lc 23:40-43)
Le Saint-Esprit et Corneille (Ac 10:43-48)
Conclusion
Le baptême d’eau est ce que tout croyant doit accomplir. Tous les membres des Églises du Christ en conviendront eux-mêmes, mais ils s’efforcent de distinguer le véritable croyant de la personne sauvée.
Le baptême d’eau par immersion n’est essentiel au salut que dans la mesure où il l’était pour le brigand sur la croix, pour Corneille, pour Basilide et pour les autres martyrs des premiers siècles
Citation au sujet de Potamienne et du soldat Basilide
Basilide peut être compté comme le septième d’entre eux. C’est lui qui conduisit au martyre la célèbre Potamienne, dont la mémoire demeure fameuse parmi les habitants du pays, en raison de tout ce qu’elle endura pour préserver sa chasteté et sa virginité. Car elle était dans la fleur de la perfection de son esprit et de ses grâces corporelles. Ayant beaucoup souffert pour la foi du Christ, elle fut enfin, après des tortures affreuses et terribles à raconter, mise à mort par le feu avec sa mère, Marcella. On rapporte que le juge, nommé Aquila, après avoir infligé de graves tortures à tout son corps, la menaça finalement de la livrer aux gladiateurs pour qu’ils outragent son corps. Après avoir réfléchi un instant, comme on lui demandait sa décision, elle fit une réponse qui fut tenue pour impie. Elle reçut aussitôt sa sentence, et Basilide, l’un des officiers de l’armée, la conduisit à la mort. Comme la foule cherchait à l’importuner et à l’insulter par des paroles outrageantes, il repoussa ceux qui l’insultaient, lui témoignant beaucoup de compassion et de bonté. Percevant la compassion de cet homme à son égard, elle l’exhorta à prendre courage, car elle supplierait son Seigneur en sa faveur après son départ, et il recevrait bientôt la récompense de la bonté dont il avait fait preuve envers elle. Ayant dit cela, elle soutint noblement l’épreuve : de la poix bouillante fut versée peu à peu sur les diverses parties de son corps, de la plante des pieds au sommet de la tête. Tel fut le combat enduré par cette illustre jeune fille.
Peu de temps après, comme ses compagnons d’armes lui demandaient de prêter serment pour un motif déterminé, Basilide déclara qu’il ne lui était nullement permis de jurer, car il était chrétien, et il le confessa ouvertement. On crut d’abord qu’il plaisantait ; mais comme il persistait à l’affirmer, il fut conduit devant le juge et, ayant reconnu devant lui sa conviction, il fut emprisonné. Les frères en Dieu étant venus le voir et l’ayant interrogé sur la raison d’une résolution si soudaine et si remarquable, il aurait répondu que Potamienne, trois jours après son martyre, s’était tenue près de lui pendant la nuit, avait posé une couronne sur sa tête et lui avait dit qu’elle avait prié le Seigneur en sa faveur, qu’elle avait obtenu ce qu’elle demandait, et qu’elle l’emmènerait bientôt avec elle. Là-dessus, les frères lui donnèrent le sceau(4) du Seigneur ; et le lendemain, après avoir rendu un glorieux témoignage au Seigneur, il eut la tête tranchée. »
La note 4 précise : « Le mot aphragis, “sceau”, était très couramment employé par les Pères pour désigner le baptême (voir le Thesaurus de Suicer). »
L’Église primitive au sujet de Corneille
Traité anonyme sur le rebaptême (254-257 apr. J.-C.), chap. 5, p. 669-670. Parlant de Corneille, l’auteur déclare : « Et il ne fera aucun doute que des hommes peuvent être baptisés du Saint-Esprit sans eau – comme tu observes que ceux-ci furent baptisés avant de l’être avec de l’eau ; en sorte que les annonces de Jean et celles de notre Seigneur lui-même furent accomplies, puisqu’ils reçurent la grâce de la promesse sans l’imposition des mains de l’apôtre et sans le bain [baptismal], qu’ils obtinrent par la suite. Et, leurs cœurs ayant été purifiés, Dieu leur accorda en même temps, en vertu de leur foi, la rémission des péchés ; de sorte que le baptême ultérieur ne leur conféra que ce seul bienfait : ils reçurent aussi l’invocation du nom de Jésus-Christ, afin que rien ne parût manquer à l’intégrité de leur service et de leur foi. »
Cyprien (246-258 apr. J.-C.), Lettre 71, p. 378, a fortement insisté sur le baptême (y compris celui des nourrissons), et l’on discerne dans ses écrits la doctrine de la régénération baptismale. Pourtant, traitant de Corneille, il déclara même : « Car nous trouvons aussi, dans les Actes des Apôtres, que cela est maintenu par les apôtres et gardé dans la vérité de la foi salvatrice ; en sorte que, lorsque dans la maison du centurion Corneille le Saint-Esprit fut descendu sur les païens qui s’y trouvaient, brûlants de la ferveur de leur foi et croyant au Seigneur de tout leur cœur ; et lorsque, remplis de l’Esprit, ils bénirent Dieu en diverses langues, le bienheureux apôtre Pierre n’en ordonna pas moins, se souvenant du précepte divin et de l’Évangile, que ces mêmes hommes, déjà remplis du Saint-Esprit, fussent baptisés, afin que rien ne parût négligé dans l’observation, selon l’enseignement apostolique, de la loi du précepte divin et de l’Évangile en toutes choses. »
Nous ne pouvons trouver dans l’histoire une seule personne ayant soutenu à la fois le baptême des croyants et la perdition de tous ceux qui ne sont pas immergés pour la rémission des péchés. Autrement dit, selon la doctrine de nombreuses Églises du Christ, hormis dans le Nouveau Testament, on ne peut trouver dans l’histoire une seule personne ayant eu la moindre possibilité d’aller au ciel avant le commencement du mouvement de la Restauration ; et Alexander Campbell lui-même n’a jamais été baptisé pour la rémission des péchés.
Notons qu’Actes 2:38 dit : « [vous tous] Repentez-vous (deuxième personne du pluriel), et que chacun de vous (troisième personne du singulier) soit baptisé ». Le pardon, ou la rémission, des péchés ne se rapporte donc pas au verbe « repentez-vous ».
Autres notes
Deux catégories de versets
1. Mention de la croyance ou de la foi en vue du salut, sans mention du baptême
2. La promesse selon laquelle tous ceux qui croient, ou qui ont la foi… sont sauvés (Jean 3:16,18, etc.)
Versets montrant que le salut peut précéder le baptême d’eau, ou survenir sans lui
Le brigand sur la croix (Luc 23:40-43). Il ne fut pas permis au brigand de descendre de la croix, d’être baptisé, puis d’y remonter.
Si Dieu se montre compréhensif à l’égard de la situation du brigand, cela prouve que le baptême d’eau n’est pas essentiel au salut.
Même si le brigand est mort avant la résurrection du Christ, le baptême d’eau était déjà pratiqué par Jésus et ses disciples (Jn 3:26 ; 4:2), et le baptême d’eau administré par Jean-Baptiste était un baptême de repentance en vue de la rémission des péchés (Mc 1:4 ; Lc 1:77 ; 3:3b).
On a dit que Jésus baptisait (Jean 3:26), alors qu’en réalité il en chargeait ses disciples (Jean 4:2)
En Lc 3:3b, Jean-Baptiste « prêchait le baptême de repentance, pour la rémission des péchés » (NKJV) ; et les termes rendus par « rémission » ou « pardon » sont, en Actes 2:38 et en Luc 3:3, les mêmes en grec qu’en anglais. (Voir aussi Mc 1:4 ; Lc 1:77)
Corneille (Actes 10:43-48)
Notons qu’ils avaient reçu le don du Saint-Esprit (Actes 10:45b) avant le baptême d’eau.
Pour l’époque du Nouveau Testament, Romains 8:9,11,14,16-17 déclare que ceux qui ont l’Esprit en eux ont l’esprit vivant et sont fils de Dieu ; (17b) « héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être aussi glorifiés avec lui. »
Jn 3:16,18 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. (18) Celui qui croit en lui n’est point condamné ; mais celui qui ne croit pas est déjà condamné, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. (36) Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (NKJV)
On a dit que Jésus baptisait (Jean 3:26), alors qu’en réalité il en chargeait ses disciples (Jean 4:2)
En Lc 3:3b, Jean-Baptiste « prêchait le baptême de repentance, pour la rémission des péchés » (NKJV) ; et les termes rendus par « rémission » ou « pardon » sont, en Actes 2:38 et en Luc 3:3, les mêmes en grec qu’en anglais. (Voir aussi Mc 1:4 ; Lc 1:77)
Jn 5:24 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » (NKJV)
Rm 4:1-6 « Que dirons-nous donc qu’Abraham, notre père, a obtenu selon la chair ? Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a de quoi se glorifier, mais non devant Dieu. Car que dit l’Écriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. (4) Or, à celui qui travaille, le salaire n’est pas compté comme une grâce, mais comme une chose due ; tandis qu’à celui qui ne travaille point, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice. (6) De même David exprime le bonheur de l’homme à qui Dieu impute la justice sans les œuvres : » (NKJV)
Ac 10:43 « Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom la rémission des péchés. » (NKJV)
Rm 5:1 « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui nous avons eu aussi, par la foi, accès à cette grâce dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu. » (NKJV)
Rm 10:9-13 « si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. (10) Car c’est en croyant du cœur que l’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche que l’on parvient au salut. (11) Selon ce que dit l’Écriture : Quiconque croit en lui ne sera point confus. (12) Il n’y a aucune distinction entre le Juif et le Grec, car tous ont le même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. (13) Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » (NKJV)
Jl 2:32a, Ac 2:21 et Rm 10:13 « Alors il arrivera que quiconque invoquera le nom du SEIGNEUR sera sauvé » (NKJV)
1 Co 1:17a « Ce n’est pas pour baptiser que Christ m’a envoyé [moi, Paul], c’est pour annoncer l’Évangile, » (NKJV)
Ép 2:8-10 « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. » (NKJV)
1 Co 10:2 (indirectement) « tous ont été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer. » (NKJV) Pourtant, Moïse, Josué, Caleb et d’autres Israélites pieux suivaient déjà Dieu avant de traverser la mer Rouge.
Ga 3:22b (indirectement) « afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient. » (NKJV)
He 4:2 (indirectement) « Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent. » Il leur fallait la foi pour qu’elle leur profitât. Le texte ne dit pas : la foi et le baptême.
Jn 1:11-12 (indirectement) « Il [Jésus] est venu chez les siens, et les siens ne l’ont point reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le droit de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom ; » Le texte dit qu’il faut croire pour devenir enfants de Dieu ; il ne précise pas s’il existe ou non d’autres étapes.
Jn 2:11b, 23b (la foi seule) « …et ses disciples crurent en lui. (23b) plusieurs crurent en son nom, voyant les miracles qu’il faisait. »
Jn 6:29,35,40 « Jésus leur répondit [à la foule] : L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. (35) Et Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. (40) Et voici la volonté de celui qui m’a envoyé : que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. » (NKJV)
Jn 7:38,39 « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. (39) Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. » (NKJV)
Jn 8:30-32 « Comme il parlait ainsi, plusieurs crurent en lui. Alors Jésus dit aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » (NKJV)
Jn 11:25-26 « Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (NKJV)
Jn 12:46 « Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. » (NKJV)
Jn 16:9 [Le Saint-Esprit convaincra le monde] « de péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ; » Aucune mention d’une conviction de péché pour n’avoir pas été baptisé.
Jn 17:20 « Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un… »
Ph 1:29 « Car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui » (aucune mention du baptême)
1 Jn 5:1 « Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui. » (NKJV)
1 Jn 5:10-13 « Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. (11) Et voici ce témoignage : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. (12) Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. (13) Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle et afin que vous continuiez à croire au nom du Fils de Dieu. » (NKJV)
Autres versets mentionnant la foi sans le baptême : Jn 4:39a ; 4:41 ; 9:35 ; 10:42 ; 11:45,48 ; 12:11,42,44 ; 14:1,12
Marc 16:16 « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. » (NIV)
Toutefois : Jean 3:36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (NKJV)
Q : Marc 16:16 prouve-t-il qu’une personne doit être baptisée pour être sauvée ?
R : Non, le texte ne le précise pas. Il dit que celui qui croit et est baptisé sera sauvé, et que celui qui ne croit pas est condamné. Il garde le silence sur ceux qui croient sans être baptisés. Permettez-moi une illustration toute simple. Si ma fille se trouve dans la cuisine et me demande quatre pièces de vingt-cinq cents contre un dollar, je peux lui dire de m’apporter un dollar, ainsi qu’une bouteille d’eau. Si elle m’apporte le dollar et la bouteille d’eau, je lui rends la monnaie. Si elle ne m’apporte pas le dollar, je ne lui rends pas la monnaie. Mais si elle apporte le dollar sans la bouteille d’eau, je n’ai pas précisé ce que je ferais. Si elle refuse, en formulant peut-être une remarque irrespectueuse, je ne lui rendrais pas la monnaie. En revanche, si elle s’efforce de m’apporter une bouteille d’eau sans parvenir à en trouver, devrais-je pour autant la lui refuser ? Certes non. Matthieu 7:7-8 dit que « quiconque demande reçoit ». De même, Marc 16:16 ne précise rien au sujet de ceux qui croient sans être baptisés, et probablement pour une raison analogue. Est-ce parce que la personne n’a pas pu être baptisée, ou parce qu’elle a refusé d’obéir à Dieu ?
Parmi les passages qui affirment que le salut est acquis au moment de la foi en Jésus figurent Actes 16:31 ; Jn 1:12 ; 3:14-18 ; 3:36 ; 6:47 ; 30:31.
Proverbes 30:6 et 1 Corinthiens 4:6 sont de sévères avertissements à ne rien ajouter à la parole de Dieu. Affirmer que Marc 16:16 énonce ce qu’il advient de ceux qui croient sans être baptisés, alors que ce verset garde le silence sur ce point, c’est ajouter à la parole de Dieu.
Certains, appelés ultradispensationalistes, prétendent que nous ne devons plus être baptisés aujourd’hui ; c’est une erreur. Le baptême, comme les autres œuvres, intervient effectivement dans notre salut : il en est le fruit, non la cause. Le baptême et les autres œuvres constituent la réponse obéissante d’une personne sauvée, et non l’œuvre d’une personne perdue.
Jean 3:4-6 « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? demanda Nicodème. Il ne peut assurément pas entrer une seconde fois dans le sein de sa mère pour naître ! Jésus répondit : En vérité je te le dis, nul ne peut entrer dans le royaume de Dieu s’il ne naît d’eau et d’Esprit. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. » (NIV)
Q : Jean 3:5 implique-t-il qu’une personne doive être baptisée d’eau pour être sauvée ?
R : Non ; c’est le sang de Jésus qui sauve. L’eau ne sauverait pas plus Nicodème qu’elle n’aurait sauvé le brigand sur la croix. Voici d’abord cinq raisons pour lesquelles ce verset n’enseigne pas cela, puis ce qu’il enseigne réellement.
Pourquoi il n’enseigne pas cela : À première vue, ce verset pourrait passer pour l’un des plus solides à l’appui de l’idée qu’il faut être baptisé pour être sauvé. Toutefois, quatre points écartent entièrement cet enseignement de ce verset.
1. Le brigand sur la croix : Si Jean 3:5 enseignait qu’aucune personne non baptisée ne peut être sauvée, le brigand sur la croix n’aurait pu l’être, ce qui contredirait Luc 23:43.
2. Paroles prononcées, elles aussi, avant la résurrection : Si l’on fait observer que le brigand sur la croix se situe avant la résurrection, ce commandement lui aussi précède la résurrection.
3. Les disciples de Jésus baptisaient avant la crucifixion : N’oublions pas que les croyants DEVAIENT être baptisés avant la résurrection ; sinon, pourquoi les disciples de Jésus baptisaient-ils en Jean 4:2 ?
4. Cela contredit les passages sur la foi seule : Affirmer que le baptême d’eau serait essentiel au salut, avant comme après la résurrection, contredit Jean 3:16 (« quiconque croit en lui »), Romains 10:9-10 et les autres versets qui affirment que notre point de contact avec le salut est notre croyance, ou notre foi. Aucune œuvre, d’aucune catégorie, n’y intervient, comme l’enseigne Éphésiens 2:8-10.
5. Dieu est compréhensif : Un pasteur des Églises du Christ m’a même dit que Dieu se montrait compréhensif envers les croyants qui ne sont pas baptisés, mais qui n’ont pas rejeté le baptême d’eau. Lui et moi en convenons. Or, si Dieu peut se montrer « compréhensif », recevoir le baptême demeure un commandement important à observer, mais cela ne « lie plus les mains du Dieu tout-puissant » lorsqu’une personne meurt avant d’avoir été baptisée. À l’inverse, j’ai entendu parler d’un garçon des Églises du Christ qui fut tué dans un accident de voiture alors qu’il se rendait à son baptême. Enseigneriez-vous qu’il se trouve aujourd’hui en enfer, malgré son intention ?
Ce qu’il enseigne réellement : Les chrétiens discernent ici au moins deux vérités enseignées par Jésus.
1. Un nouveau départ : Nous sommes nés pécheurs, dotés d’une nature pécheresse, et nous avons besoin de naître de nouveau. « …naître d’eau et d’Esprit. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. » Une personne perdue ne saurait se réformer elle-même jusqu’au salut ; il nous faut naître de nouveau et avoir le Saint-Esprit habitant en nous (Romains 8:10,11,15).
2. Le baptême nous unit visiblement au royaume de Dieu dès à présent : Les véritables croyants iront un jour au ciel, mais nous faisons dès maintenant partie du royaume de Dieu. Adhérer intellectuellement à des faits ne suffit pas (Jacques 2:19) : la foi salvatrice implique de se confier en Jésus comme Seigneur. Nous engageons notre vie envers Dieu, notre Maître, et l’un des actes du croyant obéissant consiste à être baptisé. Le baptême n’est pas un simple bain : c’est le signe extérieur d’un engagement intérieur.
Actes 2:37-38 « Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ? Pierre leur dit : [vous tous] Repentez-vous, et que [chacun] de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ eis le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » (NIV) [« rémission des péchés » dans la NKJV, aphesin (Strong’s 859, dérivé de 863]
Toutefois, Actes 10:43 : « Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom la rémission, ou le pardon, des péchés. » (NKJV) (« forgiveness » dans la NIV)
Q : Actes 2:37-38 prouve-t-il qu’une personne doive être baptisée d’eau pour être sauvée ?
R : Non ; on ne saurait fonder une doctrine majeure uniquement sur
1. Une contradiction avec Actes 10:43
2. Une erreur grammaticale : « Repentez-vous » est à la deuxième personne du pluriel [vous tous] et « soit baptisé » à la troisième personne du singulier : le pardon des péchés ne se rapporte donc ici qu’à la seconde proposition, celle du baptême.
3. L’emploi ambigu d’un seul mot. Le mot grec employé ici, eis (Strong’s 1519), à l’instar du mot anglais « for », peut revêtir de nombreux sens : il peut signifier « en raison de [le passé] » aussi bien que « afin de produire [l’avenir] »
4. Retenir l’acception ambiguë qui contredit le sens des Écritures. En Mc 1:4 ; Lc 1:77 ; 3:3b, Jean-Baptiste « prêchait le baptême de repentance, pour la rémission des péchés » (NKJV) ; et les termes rendus par « rémission » ou « pardon » sont, en Actes 2:38 et en Luc 3:3, les mêmes en grec qu’en anglais. Croyez-vous que le baptême fût essentiel au salut avant le ministère de Jésus, du temps de Jean-Baptiste ? (La plupart des chrétiens répondraient par la négative.) Et, bien entendu, il ne fut pas permis au brigand sur la croix de descendre de la croix pour se faire baptiser avant que Jésus ne lui déclare qu’il serait avec lui dans le paradis.
Quant au détail, voici quelques exemples des différents sens d’eis.
Eis signifie « afin de produire »
Lc 5:14 : Jésus dit au lépreux purifié de se montrer aux sacrificateurs, selon ce que Moïse a prescrit, eis un témoignage pour eux.
Eis signifie « en [le] »
Mt 10:41 « reçoit un prophète eis nom de prophète » … « reçoit un juste eis nom de juste »
Eis signifie « en raison de »
Mt 3:11 « Jean baptisait eis la repentance. » Si eis ne pouvait signifier qu’« afin de produire » en Actes 2:38, alors eis impliquerait de baptiser afin de produire la repentance en Mt 3:11
Mt 12:41 : [les Ninivites] « se repentirent eis la prédication de Jonas »
Eis signifie « dans »
Rm 5:12 « le péché eis le monde est entré »
Rm 6:3 « tous ceux qui ont été baptisés en Jésus-Christ, eis sa mort ont été baptisés. »
Lc 14:23 « Va eis les chemins et le long des haies »
Ac 22:10 « Conduis [Paul] eis la forteresse
Eis signifie « en »
Ac 10:43 « par son nom [celui de Jésus], quiconque croit eis lui.
Mc 1:9 : Jésus fut baptisé par Jean eis le Jourdain.
Ac 19:3 : les Éphésiens furent baptisés eis le baptême de Jean
Eis signifie « au sujet de » ou « à propos de »
Ac 2:25 : David parle eis de lui
Eis signifie « envers »
Rm 5:8 « de lui-même l’amour eis nous, Dieu, »
Eis signifie « vers »
Jn 4:5 « Il [Jésus] vient eis une ville de Samarie »
Jn 11:31 « Elle va eis le sépulcre »
La traduction littérale de Green porte : « …que chacun de vous soit baptisé sur le nom de Jésus-Christ vers le pardon des péchés. » Wuest’s Expanded Translation porte : « et que chacun de vous soit baptisé sur le fondement de la confession de sa foi en la totalité de ce que Jésus-Christ est dans sa glorieuse Personne, ce témoignage baptismal se rapportant au fait que vos péchés ont été ôtés, »
Le mot grec eis est moins précis que son équivalent anglais. Le A Greek English Lexicon of the New Testament de Thayer, 20e tirage, 1979 (Zondervan), consacre près de six pages au mot grec eis. À la p. 183, il écrit : « [Préposition] régissant l’accusatif et exprimant l’entrée dans, ou la direction et la limite : dans, vers, en direction de, pour, parmi ». Ce terme connaît des emplois variés, mais Thayer classe Rm 5:12 sous la rubrique « proprement, de lieu ». Il écrit : « 4. de la limite jusqu’à laquelle ; avec l’accusatif de lieu, jusqu’à, jusque : … Lc 14:23 ; avec [accusatif pluriel] ou de personne, vers, jusqu’à ; Ac 23:15 … Rm v.12 ; xvi.10 ; 2 Co ix.5 … x.14. » Juste avant, il écrit : « 3. du mouvement (non pas dans un lieu même, mais) dans le voisinage d’un lieu ; où l’on peut rendre par vers, près de, en direction de… » Parmi les exemples figurent Mc 3:7 ; Jn 4:5 ; 11:31,38 ; 20:1,3. En Rm 5:8 (eis) signifie jusqu’à, vers ou envers [Thayer, p. 184]. En Rm 5:12 et 15 (eis) équivaut aux termes latins in et ad [Thayer, p. 186].
En conclusion, pour les versets 16 et 18, on comprend pourquoi la plupart des grandes traductions anglaises (NKJV, NASB, NIV et Wuest) rendent ce terme par « resulting » (résultant de) ou « bringing » (amenant à). Cela restitue le sens plus précisément que la simple traduction par « to », comme le fait la KJV.
Actes 22:16 [Ananias dit à Paul] « Et maintenant, que tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant son nom. » (NIV)
Toutefois, Actes 22:13a « Il se tint près de moi et me dit : Saul, mon frère, recouvre la vue !… » (NIV)
Q : Actes 22:16 prouve-t-il qu’une personne doive être baptisée d’eau pour être sauvée ?
R : Non. Saul, ou Paul, était déjà sauvé à ce moment-là, puisque Ananias l’appelle « frère Saul » en Actes 22:13. Le baptême est l’emblème du lavage de nos péchés. Mais même si l’on estimait qu’il s’agit là littéralement du lavage des péchés, on conviendrait probablement encore des trois points suivants.
1) Si c’était l’eau matérielle qui ôtait littéralement les péchés, les péchés futurs ne seraient ôtés qu’à la condition d’être baptisé encore et encore.
2) Ce n’est pas l’eau qui est particulière : l’eau est plutôt le signe de notre identification au sang du Christ.
3) Le texte ne dit pas que l’on ne peut voir ses péchés lavés sans le baptême. Dieu n’est pas incapable d’ôter les péchés du brigand sur la croix, ni ceux des premiers chrétiens martyrisés avant d’avoir eu la possibilité d’être baptisés.
Ce ne sont donc pas quelques gouttes d’eau qui ôtent quoi que ce soit. C’est plutôt l’engagement d’une bonne conscience devant Dieu qui nous unit au sang du Christ, et le baptême en est la reconnaissance et l’emblème.
Rm 6:3-4 « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi nous vivions une vie nouvelle. » (NIV)
Q : Rm 6:3-4 prouve-t-il qu’une personne doive être baptisée d’eau pour être sauvée ?
R : Non. Ce passage tire une illustration spirituelle de l’expérience ordinaire du baptême chez les chrétiens, mais il ne dit rien de ceux qui n’ont pas été baptisés, ni d’une quelconque puissance de l’eau. Il montre plutôt que notre baptême a manifesté visiblement notre décision de nous identifier à la mort du Christ, et pareillement à sa résurrection. L’enseignement de Paul présente ici des similitudes avec Colossiens 2:11-14. Nous avons été « circoncis », non à la manière de l’Ancien Testament, mais à celle du Nouveau. Colossiens 2:12 dit : « ayant été ensevelis avec lui par le baptême, et ressuscités avec lui par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. »
1 Co 6:11 « Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns d’entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu. » (NIV)
Q : 1 Co 6:11 montre-t-il que les croyants doivent être immergés pour être baptisés ?
R : Nous sommes purifiés, ou lavés, en Christ. Mais le mot grec employé ici, apeloussathe, (Strong’s 628), n’a aucun rapport avec le baptême. À ma connaissance, les membres des Églises du Christ ne recourent pas très souvent à ce verset, mais il leur arrive à l’occasion de s’y raccrocher.
Ga 3:26-27 « Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ. (27) Car vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. » (NIV)
Q : Ga 3:26-27 prouve-t-il qu’une personne doive être baptisée d’eau pour être sauvée ?
R : Non. Ce passage ne mentionne pas le salut, mais il fait ressortir une part de l’importance du baptême après le salut. Le baptême est un signe extérieur ; nous convenons que l’eau n’a rien de magique : le fait qu’elle imprègne notre peau ne produit rien par lui-même. Le baptême n’en est pas moins un revêtement extérieur du Christ, symbole d’un changement à la fois extérieur et intérieur.
Sur le plan extérieur : Nous avons besoin d’être extérieurement revêtus du Christ, en signe adressé au monde, comme marque visible de notre entrée dans le royaume de Dieu et comme engagement de nous-mêmes envers Dieu. De même que le soldat revêt un uniforme, nous revêtons le baptême. L’uniforme ne fait pas le soldat : c’est ce que le soldat a reçu l’ordre de revêtir. L’eau ne fait pas le chrétien : le baptême est ce que le chrétien a reçu l’ordre d’accomplir.
Symbole d’un changement intérieur : Le baptême est le symbole extérieur d’un changement intérieur : les croyants sont baptisés du Saint-Esprit, qui habite désormais en nous. (1 Jean 4:13 ; Rm 8:9-11)
Ép 5:26 « afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d’eau, au moyen de la parole, » (NIV)
Tite 3:5 « il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde. Il nous a sauvés par le bain de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur » (NIV)
Q : Ép 5:26 et Tt 3:5 prouvent-ils qu’une personne doive être baptisée d’eau pour être sauvée ?
R : Non. Tite 3:5 se rapporte au baptême du Saint-Esprit. Quant à Éphésiens 5:25, plutôt que de répondre moi-même, je laisserai la parole à Alexander Campbell, l’un des fondateurs du mouvement de la Restauration. Il a enseigné diverses choses à diverses époques, mais voici ce qu’il a écrit dans Design by Baptism, d’Alexander Campbell, p. 262.
« C’est en ce sens que nous devons entendre ce que dit Paul, à savoir que Christ sanctifie et purifie l’Église “par le bain d’eau, au moyen de la parole”, Ép 5:26, et, en un autre endroit, que “selon sa miséricorde il nous a sauvés par le bain de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit”, Tite 3:5, ainsi que ce que dit Pierre, que “le baptême nous sauve”, 1 P 3:21. Car l’intention de Paul n’est pas de signifier que notre ablution et notre salut s’accomplissent par l’eau, ni que l’eau contienne en elle-même la vertu de purifier, de régénérer et de renouveler ; Pierre n’a pas davantage voulu dire qu’elle fût la cause du salut, mais seulement que la connaissance et l’assurance en sont reçues dans ce sacrement : ce qui ressort suffisamment des termes dont ils se sont servis. Car Paul unit ensemble la “parole de vie” et le “baptême d’eau”, comme s’il avait dit : notre ablution et notre sanctification nous sont annoncées par l’Évangile, et le baptême vient confirmer ce message. Et Pierre, après avoir dit que le baptême nous sauve, ajoute aussitôt qu’il n’est pas “la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu”, lequel procède de la foi. Au contraire, le baptême ne nous promet d’autre purification que celle qui vient de l’aspersion du sang de Christ, laquelle est emblématiquement représentée par l’eau, en raison de sa ressemblance avec l’action de laver et de nettoyer. »
Col 2:11-12 « En lui vous avez aussi été circoncis, par le dépouillement de la nature pécheresse, d’une circoncision qui n’est pas faite de main d’homme, mais de la circoncision du Christ ; (12) ayant été ensevelis avec lui par le baptême, et ressuscités avec lui par votre foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. » (NIV)
Q : Col 2:11-12 montre-t-il que les croyants doivent être immergés pour être baptisés ?
R : Ce passage dit seulement que nous sommes ensevelis avec Christ par le baptême. Colossiens 2:11-12 traite de la circoncision dans l’Ancien Testament et du baptême dans le Nouveau. Nul, dans l’Ancien Testament, n’a été déclaré juste en raison de la circoncision, d’autant que seule la moitié des nourrissons était circoncise.
He 10:22 « approchons-nous de Dieu avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’une eau pure. » (NIV)
Q : He 10:22 montre-t-il que les croyants doivent être immergés pour être baptisés ?
R : En Hébreux 10:22, le fait d’avoir « le corps lavé d’une eau pure » ne contribue en rien à nous sauver. De fait, selon 1 Pierre 3:21, ce lavage ne nous sauve PAS. Le corps des croyants est plutôt lavé d’eau lors du baptême, en emblème de leur engagement à recevoir le Christ comme Seigneur et Sauveur.
Incidemment, les termes grecs employés ici sont « ayant été aspergés » (errantismenoi, Strong’s 4472), et « ayant été lavés » se dit leloumemoi Strong’s 3068) ; aucun de ces termes, bien entendu, ne désigne le baptême.
1 P 3:20b-21 « du temps de Noé, pendant la construction de l’arche. Un petit nombre de personnes, huit en tout, y furent sauvées à travers l’eau ; et cette eau est la figure du baptême qui vous sauve aujourd’hui – non pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu. Il vous sauve par la résurrection de Jésus-Christ, » (NIV)
Q : 1 P 3:20b-21 prouve-t-il qu’une personne doive être baptisée d’eau pour être sauvée ?
R : Non. Le baptême est la réponse normale du disciple du Christ, mais il n’est ni essentiel au salut ni antérieur au salut, et ce pour cinq raisons.
1. Noé comme Abraham étaient des serviteurs obéissants de Dieu avant le déluge et avant l’épreuve d’Isaac
2. 1 Pierre 3:21 dit que ce n’est PAS l’eau, mais l’engagement d’une bonne conscience devant Dieu.
3. Le texte ne vise pas ceux qui ont pris cet engagement sans avoir pu être baptisés.
4. L’eau ne se substitue pas à la croix. 5. Ni l’eau ni la foi ne sont un chemin vers le ciel. Il n’existe pas d’autre chemin vers le ciel que par le Christ (Actes 4:12 ; Jean 14:6),
5. La Bible emploie aussi le verbe « sauver » au quatrième temps (celui de la mise en œuvre de notre salut). Le baptême ne sauve donc qu’au sens continu où nous pouvons détourner autrui du péché (Jacques 5:20), nous sauver nous-mêmes (Actes 2:40) et sauver les autres (1 Co 7:16 ; 9:22 ; 1 Tm 4:16)
Toutefois, comme le montre 1 Pierre 3:20b-21, le baptême est la manière normale de manifester notre acceptation de ce que le Christ a fait pour nous et notre foi en son œuvre. C’est par le baptême d’eau que l’on doit manifester son engagement d’une bonne conscience envers Dieu ; mais si on ne le peut pas, ce verset ne dit pas qu’il n’existe aucun autre moyen de manifester cette acceptation.
Vers 202 apr. J.-C., les martyrs Potoiaemina et le soldat Basilide. D’autres martyrs chrétiens, et l’école catéchétique de deux ans. Les candidats au baptême de Patrick
Q : En Mt 4:17 ; 10:17 ; Mc 1:15 ; Lc 8:10 ; Jn 3:5, le royaume de Dieu et le royaume des cieux sont-ils identiques, ou existe-t-il entre eux une légère différence ?
R : Beaucoup les ont tenus pour identiques : on ne fait pas partie de l’un sans faire partie de l’autre. Matthieu emploie les deux expressions, tandis que Marc, Luc et Jean n’emploient que celle de royaume de Dieu. Jésus emploie les deux expressions dans deux versets consécutifs, en Matthieu 19:23-24. D’autres y voient une légère différence : le royaume des cieux serait le lieu où vont tous les croyants à leur mort, tandis que le royaume de Dieu serait ce à quoi nous appartenons dès à présent, une fois sauvés.
Quels que soient les termes retenus, nous pouvons tous convenir que notre salut comporte à la fois un aspect présent, sur la terre, et un aspect futur, dans le ciel (1 Co 13:12 ; Ph 1:21-24), qui ne se réalisera qu’une fois parvenus au ciel. En Jean 3:5, certains estiment que l’eau désigne le liquide amniotique lors de la naissance d’un enfant, tandis que d’autres y voient le baptême. Cela ne peut signifier que Jésus ait dit à Nicodème qu’une personne ne peut être sauvée sans être baptisée – à moins que le brigand sur la croix n’ait pas été sauvé ! Mais cela peut signifier qu’une personne ne fait pas visiblement partie du royaume de Dieu sur la terre tant qu’elle n’est pas baptisée. De façon comparable, beaucoup d’Églises souhaitent qu’une personne ne participe à la sainte Cène qu’après avoir été baptisée.
Voir le Wycliffe Bible Dictionary p. 991 pour plus d’informations.
Néanmoins, de même que Jésus a parlé en préfigurant sa mort et la communion en Jean 6:51-56, il a parlé ici non seulement en préfigurant le baptême chrétien, mais aussi parce que ses auditeurs connaissaient déjà fort bien le baptême de repentance, grâce à Jean.
Cette opinion est défendue par :
Jean Chrysostome (392-407 apr. J.-C.), Homélies sur saint Jean, homélie 25
Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.), Discours sur le saint baptême, chap. 8
F. F. Bruce, dans Hard Sayings of the Bible, p. 495-496
Jamieson, Fausset, Brown
Harper’s Bible Commentary.
3a. L’eau désigne la régénération baptismale.
Les Pères de l’Église primitive soutenaient cette opinion.
Toutefois, The Bible Knowledge Commentary : New Testament p. 281 relève que cette interprétation contredit le salut par la foi seule, comme le montrent Éphésiens 2:8-9 et Jean 3:16.
Cette opinion est défendue par
Justin Martyr (a écrit vers 138-165 apr. J.-C.), Première Apologie, chapitre 61
Tertullien (200-220 apr. J.-C.), dans Du baptême, chap. 12
Cyprien (a écrit 248-258 apr. J.-C.), dans Épître 71.
Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.), Discours sur le saint baptême, chapitre 8.
Basile de Cappadoce (357-379 apr. J.-C.), Sur le Saint-Esprit 15:35
Jean Damascène Exposé de la foi orthodoxe, chapitre 9
Ambroise de Milan (340-397 apr. J.-C.), Du Saint-Esprit 3.10.63-64
Constitutions des saints Apôtres (vers 80-190 apr. J.-C.) 6.3.15 (Il s’agit d’un ouvrage apocryphe, quoique d’époque ancienne. Entre autres choses, il défend également le baptême des nourrissons.)
Toutefois, interpréter Jean 3:5 de cette manière revient presque à faire du baptême (qu’il s’agisse du baptême de Jean ou du baptême chrétien) une condition du salut.
Néanmoins, le baptême de Jean était tourné vers le salut : il ne le procurait pas. En Actes 2:38, Pierre dit que les gens devaient se repentir et être baptisés, et qu’ils recevraient le Saint-Esprit. Hébreux 4:2 dit que certains ne furent pas sauvés parce qu’ils ne partagèrent pas la foi (ou n’y joignirent pas la foi). La repentance, la foi et l’obéissance – y compris l’obéissance dans le baptême d’eau – sont les preuves que nous avons reçu le salut, et non ce qui nous sauve.
Cette opinion est défendue par :
L’Applied New Testament Commentary p. 368
Matthew Henry’s Commentary indique qu’« il est probable que Christ ait eu en vue l’ordonnance du baptême ».
4. L’eau désigne la conversion.
Les convertis au judaïsme passaient par une cérémonie de baptême. Jésus laissait entendre qu’il fallait se convertir pour connaître la nouvelle naissance. Ainsi, Jésus disait : « par la conversion et par l’Esprit ». Cette opinion n’exclut pas d’adhérer également à d’autres.
Toutefois, si les convertis au judaïsme étaient effectivement lavés, il était plus courant de voir des Juifs procéder à des ablutions de purification rituelle. Cette position n’est peut-être pas tant fausse qu’elle ne constitue une vue trop étroite de la position 3.
Cette opinion est défendue par :
L’IVP Bible Commentary : New Testament (1993), p. 270.
5. L’eau désigne le ministère baptismal de Jean-Baptiste, et l’Esprit le ministère de Jésus.
À cette époque, nul ne pouvait associer dans une même phrase le « baptême » et les « choses nouvelles » sans songer au ministère de Jean-Baptiste.
Cette opinion est défendue par F. B. Meyer, dans The Gospel of John, p. 64. The Bible Knowledge Commentary : New Testament p. 281 expose cinq positions, mais ne recommande que celle-ci, qui aurait « le mérite de la justesse historique autant que de l’acceptabilité théologique ». La Life Application Bible expose diverses positions, dont l’une voit ici la repentance que signifiait le ministère de Jean-Baptiste.
6. L’eau est une image de l’effusion de l’Esprit à l’époque de l’Ancien Testament.
Jésus a dit en Jean 7:38 : « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. » (NKJV). La New Geneva Study Bible p. 1676 indique que, s’il ne s’agit de la citation exacte d’aucun passage de l’Ancien Testament, ce peut être une référence générale à Ésaïe 44:3 et à Ézéchiel 36:25-27. Tite 3:5 présente une formulation très proche de celle de Jean 3:5, en parlant du « bain de la régénération et du renouvellement du/par le Saint-Esprit ». Si les Actes rapportent quelques cas particuliers, la norme voulait que les chrétiens soient baptisés d’eau au sens propre et du Saint-Esprit.
Toutefois, dans la Torah, l’eau sert aux ablutions rituelles, et non à figurer l’effusion de l’Esprit. En outre, le Believer’s Bible Commentary p. 1478 fait observer que, si l’eau ne représentait rien de plus que le ministère de l’Esprit, le verset semblerait dire « si l’on ne naît de l’Esprit et de l’Esprit », ce qui serait redondant.
1 Jean 5:8 parle de l’eau, de l’esprit et du sang. Puisque l’esprit et le sang sont distincts, l’eau l’est également.
Cette opinion est défendue par la New Geneva Study Bible, p. 1665.
The Companion Bible y voit une « eau spirituelle », par opposition à une eau au sens propre. L’IVP Bible Commentary : New Testament indique que le grec peut se traduire soit « l’eau et l’esprit », soit « l’eau, c’est-à-dire l’esprit ».
MA CONCLUSION :
1. n’est guère convaincante. Elle n’a de sens que si l’on minimise la précision du grec et que l’on suppose que Jésus disait à Nicodème qu’il fallait naître physiquement.
2. suppose que Jésus reproche à Nicodème de ne pas comprendre une Écriture qui n’était pas encore rédigée. Pour certains, cette position s’impose en raison de l’idée que, si « baptême » devait nécessairement signifier l’erreur de la régénération baptismale, il ne peut alors s’agir du baptême.
3a. est contraire à la Bible, puisque Actes 10 montre que des personnes pouvaient être sauvées et recevoir le Saint-Esprit avant le baptême d’eau.
3b, 4 et 5. peuvent toutes être rattachées les unes aux autres. Cette position a pour elle le sens évident du texte, ainsi que la compréhension unanime de l’Église primitive de langue grecque.
6. n’a aucune valeur, sinon comme implication secondaire de 3b, 4 et 5.
Peut-être devrions-nous nous attacher moins à « ce que cela signifierait pour moi » qu’à « ce que cela signifiait pour Nicodème et pour les premiers chrétiens ». La réponse la plus probable est une combinaison de 3b, 4 et 5. Si les positions 2 et 6 relèvent d’un symbolisme sous-entendu, Nicodème n’y aurait pas reconnu le sens principal du texte, et aucun chrétien de langue grecque connu ne l’y a reconnu.
When Critics Ask p. 406 examine également certaines de ces positions, sans se prononcer pour l’une d’elles.
Q : En Jn 3:5, la « régénération baptismale » est-elle vraie, c’est-à-dire la croyance selon laquelle le baptême d’eau est nécessaire au salut ?
R : Non. Les païens qui furent remplis du Saint-Esprit et parlèrent en langues en Actes 10:44-48, avant d’être baptisés d’eau, ne le pensaient probablement pas. Jésus, apparemment, ne le pensait pas davantage lorsqu’il s’adressa au brigand qui se trouvait à sa droite. On pourrait objecter que le brigand sur la croix se situe avant la résurrection de Jésus ; mais les paroles de Jésus à Nicodème furent, elles aussi, prononcées – et étaient vraies – avant sa résurrection. Bien entendu, tout cela précède la venue du Saint-Esprit à la Pentecôte et l’institution du baptême chrétien : ils ne connaissaient que le baptême de Jean et les ablutions de l’Ancien Testament.
Toutefois, si l’interprétation d’un verset prive une partie de ce verset de toute signification, cette interprétation est indubitablement erronée. Quel est donc le sens des paroles de Jésus ici ?
La réponse est sous-entendue en Luc 7:29-30, où il est dit que les pharisiens et les docteurs de la loi avaient rejeté le dessein de Dieu à leur égard. La raison en est qu’ils n’avaient pas été baptisés par Jean. Le baptême d’eau n’est ni un rite dénué de sens ni une simple option, à la manière d’une répétition de chorale, destinée à témoigner à Dieu un amour particulier. Si une personne, en pleine connaissance de cause, rejette le baptême d’eau et la vérité qu’il représente, elle a rejeté Dieu. À moins qu’elle ne se ravise, elle n’ira pas au ciel.
Voir également 1001 Bible Questions Answered p. 118-119, When Critics Ask p. 406, When Cultists Ask p. 165-166, et le Complete Book of Bible Answers p. 210-211 pour plus d’informations.
Par Steven Morrison, Ph. D. www.BibleQuery.org